Plage et marché public; Montréal tourné vers son fleuve

Publié le 26 novembre 2015, par Léger, Vincent

Avec la venue d'un nouveau gouvernement à Ottawa, sera-t-il possible d’enfin d’avoir un bon plan d'avenir pour un bon développement stratégique des rives de Montréal? 

Présentement, il semble y avoir un manque de vision et de projet qui semble, à priori, pas des mieux réfléchis. Par exemple, à Verdun on semble vouloir y construire une plage de sable derrière l'aréna Denis-Savard. Transporter des centaines de milliers de mètres cubes de sable par camions et modifier le présent écosystème pour le remplacer ne semble pas une approche particulièrement gagnante... Avec un courant de plus de 3 m/s qui, avec la crue des eaux lors de la fonte des glaces au printemps, s’accentue davantage, ce sable-là se retrouvera assurément emporter par le fleuve à tous les ans.

De plus, comme nous l’a révélé le grand flushgate montréalais de 2015, les déversements d'égouts dans le fleuve sont assez communs. Comment cela se conjugue-t-il avec une plage de sable sans protection pour les baigneurs? De surcroit, ceux qui se sont réellement déjà baignés dans le fleuve savent que l'eau est assez chaude pour bien y être durant seulement six semaines. 

Plusieurs villes dans le monde se dotent présentement de piscines flottantes qui filtrent et chauffent l'eau et ce qui permet une plus longue période de baignade sécuritaire. En ayant ces installations sur le fleuve, on peut avoir un meilleur contrôle de l’eau. Comme l'industrie navale du Québec crée des bons emplois ici, nous pourrions facilement réaliser ce genre de projets.

Maintenant, allons un peu plus à l'est des rives de Verdun, soit dans le Vieux-Port de Montréal. On sait que, présentement, la Société Immobilière du Canada (SIC), basée à Toronto, en est le gestionnaire majoritaire. Ne serait-il pas opportun de créer une nouvelle administration, plus locale, pour ce secteur au fort potentiel de développements touristiques pour la métropole? 

Incidemment, un des éléments qui devrait aussi être proposé pour le bon développement du Vieux-Port est la création et la mise en place d'un marché qui mettrait en valeur les aliments et produits du terroir québécois. Ce nouveau marché offrirait aux touristes l’opportunité de goûter le Québec, mais fournirait aussi les résidents du vieux Montréal qui n'ont pas vraiment des magasins de produits frais, etc. Le marché opérerait six mois par année, durant la période touristique estivale, et serait animé par des artistes, des amuseurs de rue, etc. Ce serait donc un marché public tourné vers le fleuve... pour une île-ville cela semble aller de soi. 

Les marchés publics comme le marché Jean-Talon et celui de bien des villes canadiennes, et d'ailleurs dans le monde, attirent les touristes. 

Prenons simplement deux exemples canadiens qui ont des marchés au bord de l'eau au Canada... Que ce soit le marché de Granville Island à Vancouver, ou bien le Halifax Seaport Market ce sont des attractions touristiques importantes pour ces villes. Ces marchés offrent aux citoyens ainsi qu’aux touristes une ambiance dynamique et agréable.

Les secteurs riverains de Montréal sont des secteurs qui nécessitent l'attention rapide du fédéral pour que les bonnes directions soient enfin choisies pour le bénéfice du bon développement socioéconomique de Montréal et du Québec!

Haut de page