La culture, véhicule de la prospérité

Publié le 22 décembre 2014, par Pintal, Lorraine

C’est l’ancien ministre français de la culture, Jack Lang qui disait qu’en période de crise, il faut massivement investir dans les arts et la culture. Il faut pouvoir rêver à de grands projets même quand une certaine morosité économique nous guette car le moteur de toute affirmation d’un peuple passe par l’expression de sa créativité quel que soit le champ d’action dans lequel il évolue.

Nous sommes tous assoiffés d’un réel projet collectif qui nous inviterait à nous relever les manches, à élever nos ambitions en nous appuyant sur un vaste réseau des forces vives de la création.  En cette ère de mondialisation où toutes les frontières sont abolies, il est réaliste de croire que l’évolution de notre culture passe par l’ouverture sur le monde.  Cette culture est à la fois macro et micro; elle nous permet de jouer un rôle fondamental sur l’échiquier international tout en animant la communauté au cœur de la ville et de ses quartiers.

Les cités qui ont misé sur une présence forte et dynamique de la culture sont des exemples de cohésion sociale et de développement économique partout sur la planète. Nous pouvons agir là où les décisions qui sont prises ont le plus de sens : la démocratisation des arts, la prolifération de l’art public, l’audace des architectures, l’engagement du citoyen à l’amélioration de sa qualité de vie; les choix pour une écologie durable; tous ces aspects témoignent avec vigueur des mutations qui transforment radicalement le portrait de la société.  Cela nous permet de croire que l’héritage que nous laisserons à celles et ceux qui nous suivent sera porteur de leur vision et de leur ambition.

Il faut du courage et de la détermination pour garder la tête au-dessus d’une majorité de bien-pensants et résister au climat de terreur et de suspicion qui nous isole et nous divise. Le meilleur antidote contre l’apathie réside dans cette marche collective que nous pouvons entreprendre et d’assumer pleinement comme l’a écrit le grand William Shakespeare, d’être faits de l’étoffe de nos rêves.

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