Le code sans éthique, partie 1

Publié le 5 janvier 2015, par Villemure, René

Les règles sont provisoires, le Bien demeure…

Le code barre contient des barres.

Le code génétique contient des gènes.

Alors, pourquoi les codes d’éthique ne contiennent-ils que des normes et des règles et si peu d’éthique?

Non pas que ces éléments soient incompatibles. Il est cependant curieux de constater qu’en lisant plusieurs codes d’éthique, on est amené à convenir que l’éthique ne réside que dans le titre du code en question.

Pourquoi est-ce ainsi?

L’éthique serait-elle encore mal connue? Serait-ce que l’exercice semble plus simple ainsi ou, tout simplement, que personne ne réalise la relation directe entre éthique et prospérité?

Avant de songer à rédiger un code, il est essentiel de savoir que l’éthique est une discipline réflexive. Elle est une partie de la philosophie qui a comme objectif de déterminer le sens à donner une conduite. Ainsi, aucun code ne sera valable sans la nécessaire réflexion qui doit précéder son énonciation.

Comprendre le code

  • Un code est, avant tout, un énoncé, un codex. Autrefois, il  était une tablette pour écrire. Au fil du temps, il a pris le sens d’un recueil de règles établies dans un domaine professionnel et ayant force de loi;
  • Un code sans éthique est un énoncé de règles et de normes à portée générale, sans égard à une entreprise particulière;
  • Un code d’éthique est le produit d’une réflexion portant sur l’éthique et sur les valeurs qui devront fonder le code. Celui-ci contiendra des règles qui définiront l’articulation pratique et générale de l’éthique et des valeurs;
  • Un code d’éthique de vitrine n’est que forme sans substance.

Afin d’éviter les pièges d’un code sans éthique et celui de l’éthique de vitrine, il faut être en mesure de répondre aux questions suivantes :

1. Pourquoi se doter d’un code d’éthique?

2. Souhaite-t-on un code sans éthique, un code d’éthique ou un code d’éthique de vitrine?

Pour répondre à la première question, il faut déterminer quel est le but visé par le code en question. Veut-on inspirer? Surveiller? Punir? Veut-on faire l’exercice « pour l’avoir fait »? Veut-on faire comme tout le monde? Désire-t-on un code parce que c’est à la mode? Parce qu’un régulateur l’exige ou parce que l’on comprend la valeur de l’éthique?

Comme vous pouvez le constater, les buts sont nombreux et les motivations peuvent différer de manière importante. La réponse aux questions énoncées plus tôt nous amène directement à la deuxième question.

En second lieu donc, recherche-t-on un code sans éthique, un code d’éthique ou un code d’éthique de vitrine?

Le code sans éthique, partie 2 est disponible.

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