S’attaquer à la fracture numérique pour l’essor de notre économie

Publié le 3 août 2017, par Dorval, Yves-Thomas

L’utilisation du numérique est désormais incontournable pour une économie qui veut performer, croitre et innover au XXI siècle. Mais cette quatrième révolution industrielle, qui structure et assoit le développement futur de nos entreprises et de nos institutions, nécessite que l’on adapte adéquatement les compétences des travailleurs d’aujourd’hui et de demain.

L’âge du numérique, où tout se fait de plus en plus du bout des doigts, combine en fait la connectivité par Internet aux outils d’automatisation offerts par les technologies de l’information. Et tous les secteurs sont concernés, du manufacturier au commerce en ligne, en passant par les connaissances de base des logiciels, qui n’est pas équivalente pour tout le monde.

Mais ce ne sont pas que les professionnels des technologies de l’information qui doivent appuyer le virage vers la nouvelle économie : c’est la population active dans son ensemble qui subit de plus en plus les conséquences de l'évolution rapide de la technologie numérique. Une fracture numérique a d’ailleurs été observée pour les Québécois ayant un niveau de scolarité plus bas et pour ceux de 55 ans et plus, mais aussi particulièrement pour les régions.

Il faut donc s’attaquer à cette fracture numérique au Québec, puisque la participation efficace au marché du travail dépend de plus en plus des compétences numériques. Cet ajustement nécessaire des compétences de base doit se faire tout d’abord au niveau des établissements d’enseignement en vue de la formation des jeunes, les travailleurs de demain, mais aussi par une mise à niveau des compétences des travailleurs en emploi par de la formation continue adaptée.

Cela dit, ce sont probablement les PME qui auront le plus grand défi à relever. Elles devront constamment investir dans les nouvelles technologies et former leurs employés à leur utilisation. Or, les PME qui utilisent intensivement le web ont une croissance et un niveau d’exportation beaucoup plus importants que les autres. Le virage numérique est donc un gage de productivité et y participer n’est plus une option, mais une nécessité, autant pour les entreprises que pour les travailleurs.

Concrètement, en matière d’organisation du travail, l’avènement de la transformation numérique pourra impliquer une transformation du rôle des travailleurs, ou l’apparition de nouveaux métiers permettant de coordonner la gestion automatisée de la production, ou encore l’intégration des procédés de fabrication dans une nouvelle structure organisationnelle et opérationnelle.

Internet, la réalité virtuelle, les logiciels, les procédés automatisés et même les réseaux sociaux ont créé de nouveaux modes de travail. Tout le monde participe activement à cette évolution. Mais beaucoup de chemin doit encore être parcouru pour remplir l’écart inquiétant qui subsiste sur le plan des compétences numériques.

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