L’avenir appartient aux énergies propres!

Publié le 28 juillet 2015, par Méthot, Andrée-Lise

À quelques mois de la Conférence de Paris sur le climat, la transition vers une économie plus faible en carbone est bel et bien engagée. Les investissements dans les technologies propres, un secteur qui nous intéresse particulièrement chez Cycle Capital, démontrent bien ce cheminement. Selon Bloomberg New Energy Finance, 310 G$ ont été investis dans les technologies propres en 2014. Une hausse de 15% par rapport à l’année précédente et de quasi 420% par rapport 2004. Cette hausse de 15% en 2014 est d’autant plus intéressante qu’elle intervient alors que les investissements dans les énergies fossiles ont connu une baisse drastique de 30% depuis l’année dernière.

Pour 2015, le portrait pourrait bien ne pas être aussi rose. Avec la hausse du dollar américain et la faiblesse du prix du pétrole, les investissements dans les technologies propres pourraient connaître une baisse. Cependant à long terme, les investisseurs, notamment les fonds de pension, sont de plus en plus sensibilisés à la nécessité de faire des investissements moins à risque de subir une perte de valeur dans une société « décarbonisée ».

Il faut néanmoins constater les efforts déployés partout dans le monde pour réduire les émissions de carbone pour comprendre que la transition est réellement amorcée.

Dans l’industrie de l’aviation, les compagnies aériennes investissent argent et énergies pour développer des moteurs plus efficaces, des avions plus légers et qui utilisent le biocarburant. Agrisoma, une compagnie de Gatineau, produit ce type de biocarburant très prometteur qui a permis la réalisation du premier vol 100% biocarburant entre Montréal et Ottawa.

Récemment, six grands producteurs de pétrole européens se sont entendus sur la nécessité de fixer un prix sur le carbone afin de participer concrètement à la réduction de l’utilisation des énergies fossiles. Total a annoncé qu’elle cesserait d’investir dans l’énergie produite au charbon et avec d’autres pétrolière, tel Enbridge, elles investissent des sommes importantes dans les énergies propres afin d’accélérer la transition vers ce type d’énergie.

Par ailleurs, de plus en plus d’États se joignent au Marché du carbone ou adoptent des politiques publiques qui favorisent la réduction du carbone.  L’Europe, la Californie, le Québec et récemment l’Ontario se sont joint à ce type d’initiative. Les deux plus grandes puissances mondiales, la Chine et les États-Unis, ont également convenu d’une entente pour réduire leurs émissions de carbone. Ces repositionnements ont un effet de catalyseur sur les investissements et l’innovation en technologies propres.

Avec la baisse graduelle des coûts de production des installations, particulièrement les panneaux solaires, la proportion de production d’énergies propres gagne du terrain sur la production d’énergies fossiles. Les consommateurs ont beaucoup d’intérêt pour les énergies propres et se tournent de plus en plus vers l’énergie solaire, l’énergie éolienne ou d’autres formes d’énergie dont le coût d’installation est maintenant de plus en plus accessible.

Mais à quelques mois de la Conférence de Paris sur le climat qui se tiendra à l’automne prochain, on peut déjà constater que la perception a changé. Nos sociétés sont de plus en plus sensibilisées aux impacts du réchauffement climatique et les citoyens exigent maintenant des actions concrètes pour limiter les émissions de GES. Pour faire du Québec une économie concurrentielle, prospère, résiliente et équitable, nous devons tous ensemble contribuer à cette transition qui est déjà bien entamée.

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