Cette impulsion appelée instinct

Publié le 30 juillet 2015, par Boisvert, Joëlle

Nombreux sont les chemins pouvant nous mener vers la prospérité, individuelle et collective. Cela dit, la conclusion que je tire de mon parcours, au fil des dernières années, est sans équivoque : suivre son instinct nous mène là où nous pouvons et devons être.

Laissez-moi d’abord me présenter.

Il y a un peu plus d’un an, je suis devenue la première femme associée-directrice du cabinet de Gowlings à Montréal, Gowlings étant l’un des plus grands cabinets d’avocats au Canada. Je dirige ainsi au quotidien une formidable équipe de plus de 215 professionnels et employés, en plus de poursuivre ma propre pratique en droit des affaires et litige commercial.

Tout au long de ma carrière, mon instinct a été sans contredit mon meilleur allié, puisqu’il a guidé toutes mes prises de décisions importantes. Par exemple, plus jeune, tout me dirigeait vers des études en administration, puisque mon père était un homme d’affaires. L’instinct m’a cependant poussée à faire une demande en droit, en plus de ma demande en commerce ; nul besoin d’expliquer la suite. La décision de prendre la tête de Gowlings à Montréal en est également un bon exemple, puisque rien ne m’obligeait à accepter ce défi de taille.

Ainsi, suivre son instinct ne veut pas dire prendre des décisions intempestives ou non réfléchies. Suivre cette voix intérieure, à la fois subtile mais bien présente, veut dire s’écouter, se faire confiance et prendre des risques. C’est ce qui nous permet de réussir, voire d’être plus prospère.

Je me permets donc de laisser ici quatre conseils à ceux qui désirent suivre leur instinct :

 

 

  • S’écouter et écouter les autres – il est judicieux de ventiler ses réflexions avec les personnes qui nous entourent. Cela dit, il est important ensuite de prendre le recul nécessaire pour s’en remettre à son for intérieur et trancher.

 

 

  • Poser un regard critique sur nos actions et ne jamais hésiter à modifier le tir – il faut constamment faire preuve d’introspection et d’honnêteté envers nous-mêmes, c’est ce qui nous permet d’évaluer les situations et surtout, d’évoluer.

 

 

  • Faire ce qu’on croit être la meilleure chose, même si la décision est difficile – il faut être prêt à sortir de notre zone de confort pour avancer, au péril parfois de notre popularité ou de notre quiétude.

 

 

  • Foncer, oser, et ne jamais regretter – un parcours remarquable est rarement linéaire. Il faut arrêter d’avoir peur et assumer nos essais, nos erreurs, et nos détours.

 

 

Si chaque Québécois, quelle que soit la sphère d’activité dans laquelle il évolue, laissait plus de place à son instinct, nous aurions collectivement une force économique encore meilleure, propulsant ainsi le Québec vers une plus grande prospérité.

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